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Préambule

Géologium

Le cadre géologique et son histoire

La mine de silex

Le géo-espace

Le silex valley

Le Géospadium

L’archéo-espace

Le moulin

La faune et la flore dans la vallée

Les loisirs

Les bords du Geer


 

PREAMBULE

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Le Broukay est un lieu situé à Eben-Emael au bord du Geer entre Tongres et Maastricht sur la commune de Bassenge.

 

Eben-Emael est la dernière commune wallonne traversée par le Geer en territoire belge.

Elle est située entre Bassenge et Canne sur la route provinciale n° 619.

Le Geer a sa source en Hesbaye. Il coule depuis sa source dans le massif secondaire.


 

GEOLOGIUM
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Géologium est un néologisme.

Il englobe l’ensemble de l’histoire géologique du Broukay, l’exploitation industrielle des silex et des tuffeaux, la re-colonisation naturelle et la valorisation des sites à des fins pédagogiques, culturelles, de loisirs et découvertes.

 

www.musee-du-silex.be

www.gmvloisirs.be


 

CADRE GEOLOGIQUE ET SON HISTOIRE
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Les paysages semblent immuables.

Ils sont pourtant en constants mouvements, transformés par les activités humaines.

 

 

La végétation en recouvre les traces.

Les flancs doux des vallées peuvent parfois prendre, au gré du temps, des allures d’un paysage tourmenté, remué, comme si une puissante charrue, en avait labouré la surface.

Le Broukay en est le témoignage.

Maintenant parc de verdure, prairies sèches, sentiers ombragés où nous proposons aux visiteurs de multiples explorations à caractère pédagogique: découverte de la géologie,

de l’archéologie, de l’art, de la gastronomie, activités sportives, de loisirs et de promenades.

 

Le site du Broukay est la reconversion d’une carrière de tuffeau et de silex.

Tout en respectant l’œuvre de reconquête spontanée par la nature, sa faune, sa flore,

la régénération des espèces, les organisateurs en ont fait un nouveau décor.

 

C’est en 1934, que le lieu-dit «Le Broukay» et ses environs: le Krokay Thier, le Pach-Lowe ont été élus comme lieux géologiques d’extraction et d’exploitation des silex et du tuffeau.

 

 

L’exploitation du silex a nourri plusieurs générations de travailleurs, carriers, tailleurs de pierres, forgerons, auxquels les cimentiers ont succédé.

 

 

En aval de l’industrie du silex se sont développées des caisseries et des entreprises de transport.

La géologie de la vallée du Geer et d’une partie de la rive gauche de la Meuse peut être considérée comme les mamelles nourricières de plusieurs générations d’habitants.

La géologie, ressource naturelle, est génératrice de développement local sous tous ses aspects. Sur ce territoire de plus de 5 hectares, des carrières ont été ouvertes pour y extraire le silex ainsi que la marne.

Les pavés de silex étaient destinés à couvrir les cylindres malaxeurs dans les faïenceries et les usines de porcelaine.

 

 

La marne est du carbonate de calcium.

Elle constitue le substrat de tout le massif crétacé qui est notre base géologique.

Elle a été vendue pour enrichir les sols et pour la confection des ciments.

Le massif crétacé est toujours exploité dans toute sa dimension à la carrière du Romont que nous apercevons lorsque nous nous trouvons près de la Tour d’Eben-Ezer.

 

Publié avec l’autorisation du Musée du Silex asbl 

 

Géologium est le mot qui englobe l’ensemble de cette histoire géologique, l’exploitation industrielle des silex et des tuffeaux, ensuite la re-colonisation naturelle et la valorisation des sites à des fins pédagogiques, culturelles, de loisirs et de balades.



LA MINE DE SILEX

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Située au Pach-Lowe, la mine de silex est une des dernières exploitations de silex dans la vallée du Geer.

 

 

L’extraction des silex se faisait en carrière à ciel ouvert, mais également, lorsque les espaces se furent réduits, en souterrain.

Cette extraction a laissé de nombreuses excavations souterraines tant sur la rive gauche que la rive droite du Geer.

La mine de silex utilise les mêmes techniques d’exploitation que la mine de charbon.

Cependant, le massif est beaucoup plus stable, moins dangereux.

 

 

La mine nous apparaît avec des parois solides, blanches, jaunâtres. Il s’agit de couches calcaires du crétacé supérieur, constituées de dépôts marins incluant un nombre considérable de débris de mollusques, d’ossements, de sable, témoins de la mer qui occupait nos régions jusqu’à la fin de la période tertiaire.

 

 

Nous y voyons aussi des bancs de silex d’une bonne épaisseur qui étaient exploités pour en faire des pavés destinés à des usines de faïence et de porcelaine. L’extraction des silex était réalisée sans excavatrice.

La progression s’opérait en utilisant des explosifs «alsilite brisant» encore utilisés

dans les carrières de nos jours.

Les pierres étaient dégagées du tuffeau à l’aide de pioches et de leviers. Le silex était débité par des rompeurs pour être acheminé vers les chantiers de taille.

Le tuffeau était chargé dans des wagonnets (système Decauville) cheminant sur des rails

 

 

à travers tous les souterrains d’exploitation pour être déversé dans les bennes de camions

à destination des cimenteries.

La mine de silex du Pach-Lowe occupait 25 travailleurs: 5 tailleurs de pierre et 20 travailleurs d’exploitation (camionneurs, forgerons, contre-maître).

L’exploitation des mines du silex du Pach-Lowe s’est étalée sur une période de 10 ans.

Nous voyons encore latéralement à l’extérieur une falaise, vestige d’une exploitation récente à ciel ouvert.

La stratigraphie des bancs de silex y apparaît de manière très nette.

Gardons dans nos mémoires cette falaise, car nous retrouverons plus loin dans l’histoire des silex, une explication plus vive.



LE GEO ESPACE

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Les vallées du Geer, de la Meuse et de la Vesdre (GMV) témoignent de la grande histoire géologique de la terre. Sur la rive droite de la Meuse, les Ardennes, massif primaire, le plateau de Herve, les vallées de l’Ourthe, de l’Amblève, de la Vesdre.

La Meuse, dans notre région, coule dans la faille Eifelienne, d’une très grande sensibilité

dans les mouvements géo-physiques de notre région.

C’est à travers elle que s’expriment tous les frémissements géologiques, tremblements de terre, de faible ou de grande profondeur, zone de contraction des masses, d’articulation de certains mouvements tectoniques.

La rive gauche en Basse Meuse est le départ d’un grand bassin géologique secondaire. Au crétacé, la mer secondaire occupait le Nord de l’Europe. C’est dans celle-ci que se sont formés les bancs de silex.

L’histoire géologique de notre région en a fait le berceau de la transformation des espèces (mosasaure, tortue, requin, poisson, les familles d’échinodermes, de crustacés, des coraux, mollusques).

 

 

A la fin du crétacé, nos régions furent foulées par toutes les espèces de dinosauriens sortis des eaux. Le crétacé est une ère géologique où la vie s’est le plus diversifiée.

Les carrières furent des champs de fouilles durant plus de 50 années sous la conduite de Robert GARCET.

Au Géo-espace, nous avons mis en évidence les roches principales de nos vallées Geer, Meuse, Vesdre.

 

 

Nous y retrouvons les pierres wallonnes utilisées dans la construction. Nous y trouvons le schiste, l’arkose, le grès, le silex…

Ces roches ont, par leurs caractéristiques, été à l’origine du développement humain, économique et industriel de nos régions.

C’est ainsi que chacune des roches présentes porte la trace d’une activité humaine.

 

 

Des artistes de l’Académie de Liège ont chacun choisi une roche et ainsi réalisé une œuvre.


 

LA SILEX VALLEY

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En quittant la mine de silex, nous suivons la crête de la vallée du Geer, et nous voyons à notre droite le sillon dans lequel la rivière a fait son lit depuis la période quaternaire.

A notre gauche, une vallée aplatie, une falaise plus abrupte, plus accidentée, c’est la vallée de la Berwinne qui elle s’est creusée à l’époque des premières glaciations. Cette vallée est restée longtemps un marécage où des ossements de rhinocéros et autres animaux des marais furent retrouvés, témoignages de la fin de l’époque tertiaire et quaternaire.

 

 

La carrière CBR a débuté en 1970. Elle a effacé le vallonnement naturel de cette

ancienne vallée au sein de laquelle se trouvait la Thébah, complètement enfouie sous les sables tertiaires (*). Elle fut découverte en 1972 par Robert GARCET. De l’existence de la Thébah, Robert GARCET en a dégagé une série d’hypothèses issues des témoignages géologiques et des témoignages artistiques qu’il a appelé «pierres figures». Elle fut totalement avalée par l’extraction en 1987.

La Thébah et les pierres figures se trouvent exposées et accessibles à la Tour d’Eben-Ezer.

 

Publié avec l’autorisation du Musée du Silex asbl
* 70.000 Millénaires sous la Terre – Edition d’Eben-Ezer - 1989

La Silex Valley doit beaucoup à Robert

GARCET. Il fut l’artisan de l’industrie du silex et des carrières en vallée du Geer et en vallée de Meuse. Eben-Ezer est le juste retour de l’exploitant aux générations suivantes, par l’héritage qu’il leur lègue en témoignage tant sur le plan artistique, muséal, et plus particulièrement architectural à travers la Tour d’Eben-Ezer totalement construite en silex.

Publié avec l’autorisation du Musée du Silex asbl

 

Face aux exploitations de la cimenterie CBR, les anciens chantiers de taille de silex. Ceux-ci étaient toujours actifs en 2005.

La falaise de la carrière avec ses bancs de silex

 

L’industrie du silex au Krokay-Thier est ainsi suspendue. Les ateliers de taille étaient occupés par les tailleurs de pierre durant l’année.

Le silex étant gélif, il doit, dès qu’il est extrait de la masse, être protégé. C’est pourquoi, les pierres brutes sont ensevelies sous un épais tapis de marne.

La taille du silex constitue encore une industrie intéressante et rentable. Quoique le silex soit progressivement remplacé par des produits de synthèse.

Chantier de taille de silex

 

Les pavés de silex sont, comme vous le constatez, de diverses dimensions en largeur et en épaisseur. C’est leur destination qui leur en confère les dimensions.

 

 

Ces pavés de silex doivent recouvrir l’intérieur des moulins broyeurs utilisés dans les faïenceries et les usines à porcelaine.

Le silex est la pierre la plus résistante à l’usure. En outre elle ne contient pas d’oxyde de fer, de ce fait elle n’altère aucunement les produits nobles travaillés dans les broyeurs.

Dans ces moulins roulent des galets qui rendent la pâte plus fine et plus onctueuse. Elle est enfin coulée dans les formes pour en produire toutes les pièces de vaisselle, de carrelage ou de décoration.

Le silex fut aussi utilisé pour la construction.

Nous verrons encore de-ci delà les soubassements de maisons constitués de silex.

Les silex sont aussi utilisés dans la restauration d’édifices historiques tel les remparts romains de la ville de Tongres.


Remparts de Tongres

 

La partie supérieure du crétacé contient peu de bancs de silex mais le tuffeau est d’une très bonne qualité.

Il a servi à la construction des maisons, des bâtiments publics, des monuments, des cathédrales et des églises.

 

 

En vallée du Geer, nous en trouverons plusieurs témoignages: l’église de Wonck en est un exemple intéressant.

Les bâtisseurs de cathédrales à Maastricht et à Liège ont utilisé ces matériaux.

Le théâtre royal de Liège est un exemple.

 

X X X X X X X X

 

La Silex Valley est le berceau des civilisations paléolithiques, néolithiques, et comme le disait Robert GARCET, des civilisations

pré-diluviennes qu’il qualifiait de «peuples anciens».

Pour en savoir plus sur le silex, sa création, une équipe scientifique constituée de pédagogue, géologue et d’informaticiens ont réalisé un didacticiel à travers lequel on peut voyager au géospadium.



GEOSPADIUM

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Le géospadium est situé au «Musée du Silex», c'est-à-dire au premier niveau de la Tour d’Eben-Ezer.

 

Publié avec l’autorisation du Musée du Silex asbl

 

Le géospadium est le point de départ de l’exploration à travers le temps, un voyage imaginaire à l’époque du Crétacé.

Le géospadium propose aux visiteurs de prendre les commandes d’un vaisseau aléatoire pour remonter le temps infini.

 

Nous savons que la terre appartient au système solaire, qui appartient lui-même au système galactique. Tout ce qui se passe sur terre s’est peut-être passé sur l’une ou l’autre planète?

Peut-être que l’histoire que nous allons découvrir, a déjà été jouée ailleurs, sur Mars ou sur une autre planète d’un autre système?

 

La terre fut d’abord une masse gazeuse, pulsée par une énergie interne considérable, provoquant des mouvements extraordinaires, déployant des forces considérables.

Ce noyau s’est durci et la Terre a pris ainsi une forme solide.

C’est l’époque primordiale de la création de la Terre.

Nous apprendrons, à grands pas, que sur cette terre, du fait de la présence des trois éléments essentiels – l’hydrogène, le carbone et l’oxygène – l’eau prit place et devint mer.

Les masses solidifiées devinrent des continents et sur cet ensemble, la vie se développa.

 

En géologie, on découpe le temps en époques: primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire. Projetés sur la ligne du temps, nous pouvons mesurer l’importance de chacune d’elle.

 

On pourrait croire que ce déroulement s’est opéré dans le calme et la sérénité. En fait l’univers est énergie, force, mouvement.

Rien ne se fait simplement. Les mouvements s’opèrent en durée géologique et non en durée humaine. L’histoire de la terre est ainsi constituée de phases plus calmes et de phases

plus cataclysmiques.

 

 

Sur l’échelle du temps et à travers les traces géologiques, les géologues ont identifié quelques grandes phases cataclysmiques.

Au permien, un événement important s’est déroulé avec pour effet la disparition d’une partie considérable des espèces.

D’autres survécurent, laissant place à un nouveau développement: la vie.

Un autre événement est marquant à l’échelle du temps et signe la fin du crétacé. Il nous concerne directement et a des conséquences considérables. Il a produit des effets en cascade qui ont bouleversé la vie sur terre.

On n’en connaît pas exactement la cause.

Est-ce une comète qui toucha la terre, est-ce un cataclysme interne, est-ce un mouvement tectonique?

 

En tous cas, à cette époque, au crétacé, là où nous nous trouvons pour le moment au géospadium, la terre a changé de face.

Des espèces entières ont disparu: les dinosaures, les mosasaures…

 

Nous sommes donc à la fin du crétacé.

Nous allons, par le moyen de l’informatique, vous conter l’histoire du silex.

 

 

Au géospadium, vous trouverez quelques éléments de réponse aux questions que vous vous êtes posées en ayant entamé cet itinéraire au géologium du Broukay.

 

Le géospadium est un lieu reconstitué à même la falaise. C’est un cadre à la fois didactique, curieux.

 

 

 


 


ARCHEO ESPACE
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Après cette incursion dans les temps géologiques, nous savons quelle fut l’histoire de la terre avant que l’homme ne la foule.

A quelle époque les hominidés trouvèrent-ils place sur notre planète?

 

Les découvertes archéologiques reculent progressivement les débuts de l’humanité. Mais qu’est-ce que l’humanité?

 

Sur la partie supérieure de la mine de silex au Pach-Lowe vivaient des colonies d’hommes à l’époque néolithique. Nous savons qu’à la hauteur du Geer des sites paléolithiques ont été découverts.

Depuis des millénaires donc, l’homme a foulé le sol de Hesbaye, de la vallée du Geer.

C’est pourquoi nous avons reconstitué

l’archéo-espace.

 

L’archéo-espace met en scène la vie des familles et des clans aux époques paléolithiques et néolithiques.

Ce petit schéma témoigne de l’importance dans le temps, des ères géologiques et de la durée de la profondeur de la vie sur terre indépendamment de l’homme.

 


En vallée du Geer et en Hesbaye, l’homme fut présent aux périodes glaciaires. Celles-ci se situent à l’époque quaternaire.

Notre région connut les phases successives de glaciation qui ont concerné tout le Nord de l’Europe jusqu’aux Pyrénées. La fonte des glaciers a changé très fortement le paysage laissé par la période tertiaire essentiellement constituée de sables. Les glaciers ont creusé et élargi les vallées.

 

Le Geer coule à même les couches secondaires. Les alluvions rejetées, sur ses deux rives constituent des terres très fertiles qui furent longtemps des marais jusqu’au-delà du

Moyen-Age. Les crêtes des vallées étaient très fertiles. Elles sont constituées des dépôts d’argile, de couches de terre arable.

Ce milieu très accueillant a donc favorisé, aux temps les plus anciens, le développement des hominidés. La présence du silex, de l’eau, les flancs de vallée, des couches géologiques tendres permettant le creusement d’abris, constituait un milieu accueillant.

 

Dans la vallée du Geer, plusieurs archéologues, le Prof. J. HAMAL NANDRIN de l’Université de Liège, Robert GARCET, ont mis à jour des sites paléolithiques et néolithiques.

De nombreux abris sous roche furent découverts et des vestiges de Cromlech identifiés.

 

L’archéo-espace est une reconstitution didactique de la vie, de l’habitat aux époques glaciaires et post-glaciaires, au temps où l’homme était nomade et vivait de chasse, de cueillette, de pêche.

 

Reconstitué dans une carrière, avec le concours d’archéologues expérimentés, l’abri sous roche est un fac-similé issu de l’observation de plusieurs abris sous roche existants dans nos régions, notamment les abris sous roche de Lanaye et de Spy.

 

L’abri sous roche met en scène dans la partie avancée l’habitation de la grande famille.

 

 

Un second espace est réservé aux peintures rupestres mettant en scène les animaux de l’époque.

 

 

Ces représentations ont un sens magique, de mise en scène prémonitoire.

Les peintures rupestres témoignent des capacités d’abstraction des hommes dès le paléolithique et de leur faculté de synthèse.

 

Les «signes» en constituent une autre expression.

L’homme du paléolithique était aussi un homme pensant, agissant, interrogatif.

 

Dans la troisième salle, nous voyons une sépulture. Celle-ci permet l’évocation des questions qui concernent des rites funéraires.

 

 

L’archéo-espace met aussi le visiteur en relation avec l’époque néolithique. A cette époque, les familles sont sédentaires. Des villages se constituent. Les champs sont cultivés.

 

Des récipients sont fabriqués pour conserver les récoltes, c’est la poterie néolithique dite rubanée car des décors en forme de rubans y sont appliqués.

 

 

Les animaux sont élevés. Le monde rural trouve ainsi ses bases autour du Cromlech.

Le Cromlech et le four sont le lieu figurant la phase néolithique.

 

 

Les animations dans l’abri sous roche et autour du Cromlech et du four, illustrent avec les visiteurs la vie, les formes de pensée et l’organisation de la vie collective.

 

 

Le silex et la terre ont fait la géologie.

Ils sont bien le lien direct entre l’homme et son milieu.


 

LE MOULIN

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Le Moulin du Broukay nous amène à une autre époque de l’histoire humaine: les années 1950.

 

Le moulin de concassage de silex produit des graviers de différentes granulométries à l’aide d’un broyeur situé en partie haute. En aval, des trommels, une installation de tamisage et des vibreurs. Les produits finis calibrés étaient ensachés, stockés.

 

L’usage des silex concassés était réservé au sablage des pièces métalliques produites dans les fonderies en vallée de Meuse et ailleurs.

Le silex pouvait aussi être utilisé pour sabler des pierres et pour la fabrication de certains filtres. Ainsi, le silex venait en appui au développement de l’industrie mécanique qui a constitué dans ces années-là un des fleurons du développement industriel de la région.

Mais à la fonderie, s’est substitué l’usinage n’exigeant plus le sablage.

 

Avec cette nouvelle technologie a disparu la production des concassés de silex.

La diminution progressive des fonderies et de l’activité économique en Basse Meuse a aussi entraîné le déclin et l’arrêt de la production.

Les silex utilisés étaient des galets de silex en provenance des côtes normandes acheminés de leur lieu d’origine jusqu’au moulin par train (Gare de Bassenge) et ensuite par transport routier.

Le bâtiment industriel date des années 1950. Il occupait 10 à 12 travailleurs dirigés par le chef d’entreprise de l’ensemble de l’exploitation sur le Krokay Thier.

 

 

Les espaces que nous utilisons à présent étaient des salles de tamisage et de stockage. Les murs ont été conservés, protégés, préservés et forment un ensemble dont le témoignage rappelle l’activité économique en ces lieux.

 

 

La petite Tour voisine est l’habitat du gardien, lui-même travailleur dans cette entreprise.

L’ensemble de cette construction industrielle a été conçu par Robert GARCET tandis que la

réalisation est l’œuvre de Fernand GARCET, son père.

 

 

Le Moulin du Broukay actuel est un centre de culture, de loisirs, d’accueil du public, lieu de séminaires, d’activités récréatives, pédagogiques.

Il est le point de départ de promenades et de visites sur l’ensemble du site dont nous avons parlé jusqu’ici. Vous y trouverez les guides nécessaires, l’animation touristique, culturelle ou pédagogique demandés.

 

Un restaurant est également à votre disposition.

 



LA FAUNE ET LA FLORE DANS LA VALLEE

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Le sous-sol Crétacé génère une faune et une flore typiques.

 

 

Les pelouses calcaires sont des superficies très perméables qui laissent donc des surfaces sèches. Il y pousse une végétation aride mais aussi des orchidées. Plusieurs espèces d’orchidées sont coutumières de ces lieux.

Les arbres typiques de ces terrains sont les saules marsault, les bouleaux, les sureaux, les aubépines, les hêtres, les prunelliers, les viornes, les cornouillers que l’on perçoit disséminés à la surface naturelle de l’ancien massif avant l’exploitation.



[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Saules marsault

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

Sureaux

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Bouleaux

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz] 
Hêtre

 

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 L'aubépine

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Prunellier

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Viorne

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]
Cornouiller

 

 


Dans les prairies le long du Geer, on aperçoit les arbres familiers des lieux humides: les peupliers, les trembles, les aulnes glutineux.


[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Peuplier

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 L’aulne glutineux

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Trembles

 

 

 

 



Nous rencontrons aussi toute la végétation typique des sols calcaires: la tanaisie commune, la marjolaine sauvage, le bouillon blanc.

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Tanaisie commune

 

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Bouillon blanc

 

 

[Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz]

 Marjolaine sauvage

 

 

 

 

 



 

Cet espace recolonisé au fil des années dans ce contexte géologique, naturel et remanié, est aussi un lieu d’accueil privilégié pour toute la faune ornithologique.

 

 

Ecureuil

 

 


Mésange huppée

 

 Poule d'eau

 

 Hirondelle

 

 

 

 

 

Pic vert © Michel Tellia

Pivert

 

 

 Mésange charbonnière

 

 

 

 Geai

 

 

 

Image jpeg 368 x 243

 Faucon crécerelle

 

 


Pic épeiche (Dendrocopos major)
Pic épeiche


 

L’espace du «Krokay-Thier» participe aux voies migratoires utilisées du nord au sud.

 

Les réserves naturelles de Belgique ont été très attentives au respect de ce patrimoine. Nous partageons totalement cet intérêt de préservation de la nature.




LES LOISIRS

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Le Géologium du Broukay est aussi un espace de loisirs.

 

 

Ces loisirs sont organisés en offrant des infrastructures de plaine de jeux pour les plus petits, l’organisation de stages thématiques pour des enfants en âge de scolarité maternelle et primaire, et pour les adultes des promenades organisées dans les espaces naturels avoisinants.




LES BORDS DU GEER

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Le Geer, en ces lieux, est resté sauvage.

 

 

Il permet des promenades en kayak de Wonck à Eben Emael. Les kayaks bi-places sont accessibles individuellement ou en groupe.


Le Moulin du Broukay met aussi à disposition des VTT permettant ainsi la détente le long des pistes cyclables cheminant la vallée

 

 

* * *


Le Géologium du Broukay permet ainsi d’allier des intérêts différents:

 

 

la curiosité à la connaissance, la découverte au loisir, le tout dans un théâtre de verdure dont les visiteurs pourront apprécier la beauté.

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