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Rue Vert-Vinâve, 60 - 4041 Vottem - Belgique - Tel: 32 04 228 89 89 Fax: 32 04 227 73 65
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Regroupe des ASBL qui occupent 700 travailleurs
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Organise 94 antennes de services à la population
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Réparties dans 20 communes de la Province de Liège
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Près de 15.000 usagers / consultants / stagiaires
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Environ 100.000 personnes touchées par des programmes de prévention, d'activités éducatives


BILAN 2009
INTRODUCTION

Dans l’Histoire, l’année 2009 sera marquée par l’effondrement du système financier mondial avec la faillite, réelle ou virtuelle, de groupes bancaires. En Belgique, Fortis, Ethias et Dexia, avec lesquels nous travaillons directement, ont été touchés.

La crise financière réduit les perspectives, provoque des réactions de prudence, arrête les projets.
L’Etat belge a dû renflouer les banques. Les conséquences sur ses recettes et ses dépenses générales auront des effets marquants sur l’ensemble de notre secteur. Nous devrons, à l’avenir, envisager vers quelle réorientation nous diriger. Nous ne pouvons encore apprécier les effets du ralentissement économique.

Pour l’UTE-AIGS et son réseau, 2009 a cependant été une année de grande création institutionnelle et organisationnelle.

Nous avons mis en oeuvre un partenariat innovant avec l’asbl Héberlie en créant une association de fait appelée « Résowal ». Sur cette base, nous avons ensemble répondu à de nouveaux appels à projets lancés par l’Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées pour des actions innovantes au service des personnes handicapées : la cellule mobile d’intervention pour des personnes avec double diagnostic « Hirondelle », l’offre de garde à domicile pour des personnes handicapées « Répit », le service d’intervention psychosociale dans les crèches, d’aide à l’intégration en milieu d’accueil de jeunes enfants de moins de trois ans porteurs de déficiences « AIMA », le coaching de personnes handicapées vers l’emploi dans les entreprises. Dans le secteur de la santé mentale, nous avons connu le renouvellement pour une période plus longue du projet « Activation » tandis que les projets « Réseaux et circuits de soins » étaient prolongés.

Nous avons bâti une nouvelle architecture de l’AIGS en 2007 qui nous a permis d’affermir le principe organisationnel du travail en réseau. Il s’agit simplement de décloisonner chacun des services pour les amener à travailler ensemble autour de la personne. Cette construction initiée depuis plus de dix ans nous a permis de faire valoir notre projet de santé globale, tant au niveau européen qu’au niveau belge.

Ces deux dernières années, nous avons travaillé intensivement, tant en interne qu’en externe, sur la mise en place de formation et sur l’organisation de nouvelles méthodologies. En agissant ainsi en interne, la visibilité de notre action s’est aussi remarquée en externe. Le réseau AIGS est apparu comme un modèle de soins global axé sur les besoins de la personne et de la région.

Cette réflexion a généré de nouvelles conceptions d’action dont les services cités plus haut sont l’expression. Elle a aussi rejailli sur chaque secteur d’activités avec plus ou moins d’impact.

Notre secteur « personne handicapée », de l’enfance à l’âge adulte, a subi le plus l’influence déterminante de la désinstitutionalisation, avec la mise en place de procédures institutionnelles et individuelles d’intégration visible. Cette accélération a amené des modifications structurelles et de perspectives de réadaptation dans les trois centres d’accueil de l’institution.

La réadaptation fonctionnelle conçue dans les centres pour enfants a été reconsidérée dans la perspective de redéfinir l’efficacité rééducative et la « rentabilité sociale » sous l’impulsion de l’Institut National d'Assurance Maladie-Invalidité. Il s’agissait aussi de répondre à des nouveaux besoins jusque là non desservis. Les Centres de Réadaptation Fonctionnelle enfants ont été réunis en un Centre de Réadaptation Ambulatoire constitué des huit services de réadaptation. Parmi ces services, quatre se sont spécialisés : deux dans les troubles envahissants du développement, un dans les troubles de l’attention/hyperactivité, un dans les troubles neuro-moteurs. Nous avons ainsi créé un Centre de Réadaptation Ambulatoire portant le nom de VIVA, avec la direction médicale et administrative.

Le secteur de la formation tire le peloton des adultes exclus du marché de l’emploi pour des raisons économiques, psychosociales ou éducatives vers la reconnaissance et l’inclusion professionnelles ou socioprofessionnelles. Les quatre services ont affirmé encore leur rentabilité sociale et élargi l’éventail des formations par des coopérations plus étendues à travers des appels à projets avec le FOREM.

Le secteur socio-éducatif constitué en entités reconnues a pris pied dans l’UTE avec ses missions d’assurer le transfert de comportements collectifs et d’attitudes sociales relevant de « l’idéal social » de tolérance, de multiculturalité et de mélange intergénérationnel. Ce secteur a bénéficié des plans de cohésion sociale des Communes tandis que l’organisation de stages élargit la propagation de l’éducation citoyenne à des groupes plus larges d’enfants.

Le secteur de la santé mentale est, depuis toujours, fondé sur la volonté de répondre à la demande d’aide et de soins individuels et familiaux. Il prend aussi en compte la nécessaire réponse aux besoins de santé mentale de la population. Les services de santé mentale doivent tenir compte à la fois des besoins de la population tout en répondant de manière équitable à l’ensemble des sollicitations. Il s’agit de développer les réponses dans un juste équilibre entre la demande, les besoins et les moyens disponibles. Le Décret de 2009 fixe un cadre permettant à la fois une gestion claire des services et le développement des missions d’aide sociale et de traitement en accord avec les objectifs généraux de développement social et citoyen des personnes.

La formation professionnelle en cours d’emploi de nos agents organisée par l’Institut Européen de Formation Continue est le soutien des changements culturels internes axés sur des nouvelles technologies incluant le collectif dans l’individuel et l’individuel dans le collectif. La formation autour de l’utilisation de nouveaux outils est essentielle pour la totalité du personnel. Nous sommes à un moment carrefour où les anciens travailleurs cèdent la place à de nouveaux travailleurs, emportant avec eux les traditions, permettant aux jeunes d’amener un autre regard. Pour les uns et pour les autres, la formation des personnels est essentielle pour assurer la cohésion, la continuité des savoirs, l’efficacité et la rentabilité sociale que se donne l’entreprise.

La stratégie de l’AIGS et de ses directions a impulsé des concepts de globalité dans l’approche de la santé sociale, mentale, physique et de qualité de vie, portés par le réseau AIGS.

La direction a pu faire valoir sa cohérence et mobiliser les énergies des uns et des autres.

Le réseau informatique a soutenu nos progrès durant ces cinq dernières années. Il a donné le maximum de ses possibilités et sera amené à se mettre au service des nouvelles organisations.

L’AIGS doit gérer la globalité des ressources humaines, institutionnelles et patrimoniales au service d’une rentabilité sociale qu’elle tente à affiner et à faire valoir à tous les échelons des services qu’elle dispense. Depuis deux ans, la « rentabilité sociale » est en augmentation. Son objectif est mesuré par la plus-value que chaque service, en fonction de sa finalité, apporte à ses utilisateurs : plus-value pour la personne, sa famille et plus-value par rapport à la société.

Avec ses 15.000 clients individuels et ses 200.000 usagers publics, l’AIGS est une instance dont la fonction socio-sanitaire est importante dans le secteur géographique de la Province de Liège. Nous sommes conscients de la responsabilité que nous avons par rapport à la révélation des besoins ainsi que la mise en oeuvre de propositions d’actions pour y répondre. Nous avons ainsi pu identifier de manière dramatique l’absence d’aide réadaptative et médico-psycho-sociale aux personnes âgées. Hormis l’aide médicale traditionnelle et l’aide sociale, les citoyens de plus de 65 ans ne bénéficient que de moyens tout à fait insuffisant pour leur permettre de faire face aux problèmes de santé mentale et de réadaptation indispensable liés à l’âge, à l’intégration sociale et au dialogue intergénérationnel.

Ce chantier ne concerne pas uniquement l’AIGS. Il témoigne de la discrimination que fait la société à l’égard de cette population sans sous-estimer l’apport considérable des médicaments et de la politique institutionnelle de création de maisons de repos. Nous savons que cela est largement insuffisant par rapport aux besoins de qualité de vie, de reconnaissance, de dignité sociale et humaine que nous devons assurer aux personnes de plus de 80 ans.

 


 

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