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Regroupe des ASBL qui occupent 700 travailleurs |
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Organise 94 antennes de services à la population |
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Réparties dans 20 communes de la Province de Liège |
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Près de 15.000 usagers / consultants / stagiaires |
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Environ 100.000 personnes touchées par des programmes de prévention, d'activités éducatives |
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BILAN 2006
INTRODUCTION
Depuis 2004, la priorité a été donnée à la refondation de l’AIGS autour d’une politique de réseau de services tournée vers la globalité des besoins de la population.
Nous rappelions l’importance d’associer tout effort institutionnel à l’objectif de rendement social et de développement durable.
Nous en voyons maintenant les retombées dans nos services en terme de plus-value de la qualité de vie des personnes et des collectivités dans lesquelles elles s’inscrivent.
Nous avons progressivement élaboré une culture générale de qualité de vie d’abord pour la famille, pour les personnes en difficulté dans les collectivités locales et les quartiers.
Nous nous sommes ainsi, avec le temps, placés dans la droite ligne du développement soutenable individuel pour nos usagers et pour toutes personnes dans les collectivités locales.
Nous avons opté pour des priorités dont les réalisations sont soutenables compte tenu de leurs moyens et du contexte.
Nous avons développé le concept qu’il n’y a de développement et de qualité de vie individuels possible que si le contexte collectif est lui aussi de qualité.
La qualité de vie individuelle dont nous sommes les acteurs auprès des familles ne pourrait, à long terme, se maintenir dans une société dépressive, inquiétante, violente où la peur domine les relations entre les personnes.
Restaurer une santé mentale collective est l’objectif sous-jacent de toutes nos actions de développement local. Elles s’inscrivent aussi dans le développement soutenable et durable. Elles ont pour but de construire une nouvelle conscience collective au sein de laquelle les familles, les individus de tout âge peuvent trouver la paix de vivre.
Après avoir mis toutes nos priorités sur le développement des services, nos forces ont été, depuis peu, concentrées sur la reconstruction d’un métabolisme communicant entre les différents services dans le cadre d’une approche globale pour le bien-être psycho-social des populations cibles.
Le réseau constitue les artères de ce métabolisme interne où chaque service est un organe spécifique avec ses propres fonctions pour faire vivre un corps social en lien avec l’environnement plus large.
Nous avons cette année renforcé le développement de la politique de ré-ancrage des services dans leur territoire.
La construction territoriale d’ensembles communicants s’inscrit dans cette orientation.
La politique de concertation et de coordination a été renforcée par une nouvelle dynamique de relations entre la direction générale et les services.
Des conseils consultatifs réguliers ont été installés dans chacun des services dans les différents secteurs.
Les quatre grands secteurs ont été définis pour construire la réalisation des objectifs repris dans les orientations générales.
Nous sommes ainsi arrivés à concentrer chaque secteur sur ses méthodologies propres en introduisant des méthodes tournées vers la réalisation de résultats individuels et collectifs tout en considérant la temporalité et le développement soutenable de chacun des secteurs.
L’année 2006 a mis le pied dans le fonctionnement en réseau interne tout en étendant cette pratique aux partenariats externes.
Les premières conclusions que l’on peut en dégager, c’est qu’un langage commun a été mis en place, une mobilisation plus générale a pu se concrétiser, la culture d’entreprise s’est mieux affirmée.
Le positionnement des travailleurs s’opère en tenant compte aussi des objectifs collectifs que poursuit l’entreprise sur le plan de la santé sociale. Il en découle que des formations sont nécessaires.
Le programme de formation a été bâti en tenant compte du développement du réseau avec les obligations de communication, d’implication de l’usager dans la réalisation de ses besoins.
La technologie de l’administration s’est elle-aussi transformée et a été féodée aux objectifs généraux du réseau.
Cette politique nouvelle est en voie de réalisation. Elle se concrétisera avec les générations, par la réalisation d’objectifs à long terme, plus cohérents en liant à la fois les besoins collectifs, aux besoins individuels dans le développement local.
Pour poursuivre cette orientation, nous devrons nous accrocher à nouveau à la base communale.
Sur le plan général, l’AIGS se meut dans un contexte politique où les investissements au profit du psycho-social sont faibles.
Nous assistons sur le plan sociologique à l’affirmation d’un développement où la discrimination des plus pauvres et des plus riches se marque franchement. La pauvreté concerne plus de 15% de la population. Parmi celle-ci, nous retrouvons notre public-cible.
Les citoyens trouvent dans les allocations sociales de quoi satisfaire seulement les besoins primaires. Il faut en considérer les effets à long terme sur l’éducation des enfants, la perte de l’initiative, l’état de dépression, la perte d’identité des citoyens comme acteurs de leur propre vie.
La cohésion sociale se crée maintenant autour de ces deux pôles.
L’AIGS se situe comme passeur entre le pôle de pauvreté et le pôle de la classe moyenne, le pôle des inactifs allocataires sociaux et le pôle des actifs travailleurs.
Cette fonction de passeur est bien celle qui nous est dévolue dans la politique générale de cohésion sociale où le maximum de personnes doivent devenir des acteurs totaux, sociaux, économiques, industriels, industrieux, entreprenants dans la collectivité.
La politique d’activation développée tend à migrer dans chacun des services.
2006 a surtout été l’année du développement de l’économie sociale. Celle-ci déploie ses effets au profit des populations précarisées dans des situations d’allocataires sociaux.
Les effets secondaires de l’état dit « de providence » ont fixé un nombre important de personnes dans des situations de dépendance avec la perte des habiletés propres au travail et à la vie sociale.
C’est la fonction de l’économie sociale de remettre, par les voies d’une activation au travail assisté, ces personnes dans les circuits de travail. Ce sont généralement les mêmes personnes que celles que nous retrouvons dans les Centres de Réadaptation Fonctionnelle ou dans les Services de Santé Mentale. Seule l’approche est différente.
Nous savons tous que l’objectif de tous les services est l’insertion, l’intégration, l’inclusion de tous les citoyens qui se réfèrent à nous dans la vie sociale, comme acteurs à part entière en tenant compte de leurs moyens propres et en considérant leur épanouissement et les vertus dont ils sont porteurs.
Les services thérapeutiques et la réadaptation psycho-sociale y participent.
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