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Regroupe des ASBL qui occupent 700 travailleurs |
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Organise 94 antennes de services à la population |
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Réparties dans 20 communes de la Province de Liège |
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Près de 15.000 usagers / consultants / stagiaires |
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Environ 100.000 personnes touchées par des programmes de prévention, d'activités éducatives |
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BILAN 2003
INTRODUCTION
Les activités 2003 témoignent des mutations progressives introduites au sein des fonctionnements de l'AIGS et de sa place en tant que leader de l'Unité Technique d'Exploitation.
Il faut constater une certaine stabilité des volumes de services prestés et des populations touchées.
C'est dans la réalisation pratique des objectifs que s'est donnée l'AIGS que les mutations sont les plus marquantes et impriment les rapports des centres à l'égard de la gestion centrale, des centres à l'égard de leurs bénéficiaires, de la population des travailleurs entre eux et du rapport général de l'AIGS avec les besoins des populations dans les communes et dans la région.
Les mutations dans lesquelles nous nous sommes engagés progressivement et volontairement, sont issues de plusieurs prises d'initiatives.
Nous avons inscrit l'AIGS dans le courant des nouvelles technologies. Ce courant affecte tout le secteur économique, social, médical et paramédical.
La gestion de l'AIGS a assimilé depuis plusieurs années les bénéfices des nouvelles technologies. Cependant, elle restait isolée dans l'administration générale. Dès 2003, nous avons entamé l'informatisation des services avec pour perspectives la liaison directe entre la gestion des centres et la gestion globale de l'AIGS ainsi que le fonctionnement de banques de données accessibles par chacun des services. Dans ce domaine, beaucoup reste à faire. Les mentalités doivent encore largement évoluer en rapport avec les formations nécessaires tant à l'égard des cadres qu'à l'égard des personnels.
Dans les conceptions de travail et du rapport avec la communauté avec les besoins socio-sanitaires, des conceptions nouvelles se mettent progressivement en place au sein desquelles l'AIGS a été promoteur. Il s'agit du fonctionnement coordonné entre les différents services de notre réseau interne et maintenant l'obligation de fonctionner en circuits de soins à l'égard des partenaires et des ressources socio-sanitaires extérieures.
Les personnels de l'AIGS sont eux aussi sous la pression de ces mutations poussés par les courants de nouvelles cultures professionnelles, de nouvelles conceptions quant à la relation avec l'utilisateurs, de nouvelles conceptions de travail. C'est ainsi que depuis trois années, nous avons fait un investissement fort important quant à la formation active et continue des personnels.
Cette gestion incluant à la fois la formation des personnels dans une politique dynamique et prospective de l'AIGS, est nouvelle. Au fonctionnement éclaté de l'institution se substitue progressivement à une gestion collective de l'ensemble de ses ressources au profit de la population qu'elle dessert. A travers les formations des personnels, il convient non seulement d'augmenter les compétences mais aussi le sens du service à l'égard de la collectivité dans une nouvelle culture de civisme social au sein duquel l'usager prend une place responsable et active.
Cette mutation culturelle de l'utilisation des compétences est une nouvelle dimension dont les impacts entraînent des modifications lentes et parfois compliquées pour des personnes ou pour des groupes de travailleurs. Ce nouveau regard porté sur le sens de l'entreprise par rapport aux besoins des populations nous a mis dans des positions parfois paradoxales. Nous devons considérer ces constats comme des effets dus à la mutation de la vision individuelle où le thérapeute se met dans la situation de gérer son travail, en âme et conscience, sans considérer le besoin collectif global. Ceci débouche sur des aberrations comme nous avons pu constater cette année dans les Services de Santé Mentale. Mais il est évident que l'analyse que nous en avons faite avec les travailleurs témoigne du caractère accidentel et de l'hiatus qu'il y a entre l'intention et la réalité.
C'est grâce à la formation des personnels et à la nouvelle mise en perspective que nous pourrons établir une liaison directe entre la demande immédiate des hommes, des femmes, des familles et la réponse directe des services immergés dans les populations.
L'environnement administratif et juridique, régional, national et européen voire international, est facteur de mutations et vient se conjuguer aux facteurs antérieurs. Les nouvelles technologies ont permis une identification beaucoup plus précise des besoins et la manière dont les ressources collectives y remédient.
Les pouvoirs publics tentent eux-mêmes de mettre en place un nouvel environnement réglementaire et juridique pour assimiler le concept de durabilité des services rendus aux citoyens de chaque pays.
Le principe d'accessibilité visant à garantir à chaque personne une part égalitaire des services publics est le premier à résoudre pour annuler toute forme de discrimination.
Par la liste d'attente ou la non réponse aux demandes, nos services ont établi une discrimination interne à l'égard des personnes. Le concept de non discrimination et d'accessibilité vient donc contrarier des fonctionnements plus libéraux établis selon le bon vouloir et la gestion individualiste des ressources au sein des services.
Le droit des patients constitue maintenant un cadre juridique nouveau auquel doivent s'accoutumer les usagers eux-mêmes, le plus souvent non informés de ce droit, mais aussi les personnels, le plus souvent jaloux de ce droit dont ils s'approprient l'usage.
Le concept d'intégration sociale est maintenant renforcé par le concept d'inclusion de chaque personne, quelle que soit sa nature physique ou mentale et modifie lui-aussi le jugement et la position des travailleurs du secteur médico-psycho-social.
Le concept d'inclusion globale de chaque citoyen implique que les services doivent mettre tout en oeuvre pour que l'inclusion de chaque citoyen soit telle qu'il puisse accéder à tous les droits que réservent la sécurité sociale, l'exercice des droits liés à la famille, au travail, à la vie culturelle, au bon usager de sa santé.
Ces contextes nouveaux pèsent incontestablement sur les fonctionnements de l'entreprise et créent des débats internes importants qui sont tantôt des facteurs, tantôt des stimulants et engendrent des changements. Il n'est donc pas étonnant que des services soient en rendement social réduit car ils sont traversés par ces courants contradictoires issus de l'introduction des nouvelles technologies, de la plus grande lisibilité et visibilité des fonctionnements, du meilleur exercice de la démocratie interne et de la pression démocratique extérieure qu'amène l'émergence progressive des droits individuels et collectifs des citoyens sous la pression de l'Union européenne.
Vraisemblablement, l'activité de l'AIGS se trouvera encore altérée par ces changements durant plusieurs années avant que les technologies ne soient totalement assimilées, que les conceptions nouvelles soient intégrées, que l'impact des formations continues soit constaté dans la globalité et que le fonctionnement général de l'AIGS puisse s'articuler de manière fonctionnelle, transparente, de la base au sommet.
Les succès importants que nous avons engrangés à travers la coordination et le fonctionnement en réseau interne devront encore s'améliorer et transformer le développement global de l'AIGS et de ses différentes ASBL. Cela se fera au prix d'un plus grand décloisonnement des fonctionnements dans les années à venir.
Il faut souligner très fortement le produit des travaux des Chefs de Service sur la pratique de la qualité qui crée le cadre " de cercle de qualité " appliquée en nos services.

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